Le Hojo

ImageLe Jiki Shinkageryu-Hojo (plus simplement appelé Hojo) prend son origine dans le combat au sabre (kenjutsu). C’est un art d’entraînement dans lequel on exerce aussi bien le corps que la concentration (l’esprit).

Alors que le kenjutsu a laissé sa place aujourd’hui au Kendo qui est bien connu, le Hojo dérive plutôt de formes du Bujutsu (techniques guerrières développées durant le Moyen-Âge japonais) dont il reprend les mouvements naturels de base.


En 1927, une communauté ayant pour but de conserver l’enseignement du Hojo a été fondée au Japon.

 

ImageContrairement au Kendo, on ne porte pas d’armure ou de protection en Hojo. Dans cet art, les notions de fort ou de faible, de victoire ou de défaite n’ont pas d’importance, la chose essentielle étant le déroulement naturel des mouvements.

On entraîne ceci par des déplacements de pieds bien déterminés (appelés Unpo), combinés avec des respirations au niveau du ventre (Aun). L’exercice mène à une grande concentration, que l’on détend par des cris (appelés Kiaï).


Le Hojo est aussi pratiqué par de nombreux maîtres zen de par le monde (Japon, Italie, Allemagne, Etats-Unis). Cela parce qu’il figure une forme rigoureuse de méditation active. Cet art (martial) reste néanmoins très peu connu et mystérieux.

A l’entraînement, on apprend à effectuer les quatre katas (séries de mouvements préfixées) correspondants symboliquement aux quatre saisons de l’année (ou à quatre périodes de la vie de l’être humain). L’exécution de ces quatre katas prend environ quinze minutes et se pratique avec un partenaire. Une fois ces séquences apprises par cœur, on ne fait «que» les répéter «à vie» en les améliorant, les polissant, en travaillant sur l’échange d’énergie avec son partenaire, la concentration, le timing, la vitesse, la précision. Pour certains débutants, il est monotone de répéter toujours les mêmes mouvements, jusqu’à ce qu’on découvre que les mouvements ne sont que l’échafaudage de cet art. Cette recherche de perfection rend le Hojo magnifique et spectaculaire pour le spectateur.

Vous pouvez télécharger le document résumant les quatre katas (saisons) du Hojo en cliquant ici.