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Inscriptions

Vous pouvez inscrire vos enfants aux modules d'apprentissage via cette page Internet. Les cours ont lieu dès que 6 enfants sont inscrits dans une même tranche horaire. Ils s'adressent aux enfants dès 3 ans révolus.

Les horaires proposés sont :

  • Lundis 16h à 17h
  • Jeudis 16h à 17h
  • Vendredis 14h à 15h et 16h à 17h

Pour l'inscription, suivez ce lien : Formulaire d'inscription

Début des cours

Le début des cours est possible tout au long de l’année scolaire. Les cours auront lieu au Dojo de Neuchâtel - Espace Culturel.  

Prix

50.-/mois CHF tout au long de l'année 

NTC et sport– qu’est-ce que mon enfant va apprendre ?

I Stimulation du développement des synapses

La première étape est de travailler avec des exercices simples – équilibre, rotations, marcher et sauter en arrière, mais aussi attendre les autres enfants, les respecter et les écouter. Stimulation de l’accommodation de l’œil et coordination des mouvements des pieds et des bras.

II Stimulation du développement de la pensée associative

Dans un deuxième temps, nous introduisons les exercices d’abstractions et de visualisation (mémorisation des objets, des villes ou des pays) et les associations (par exemple: le fromage- Suisse, pizza-Italie, Sushi-Japon). Ensuite nous continuons avec de la classification et de la sériation (par exemple classer des objets par taille ou par couleur), dans le but d’arriver à l’équilibre cognition-motricité (tout en faisant des exercices, un enfant peut répéter les différents objets qu’il a appris).

III La pensée fonctionnelle

Finalement nous introduisons les questions et histoires énigmatiques pour stimuler les connections entre les associations. L’accent est mis sur le développement des idées et de la manière de penser, et l’effet secondaire est que les enfants apprennent comment apprendre à l’école. Un exemple : quel est le point commun entre une tortue et un chevalier ? Le but n’est pas d’arriver à la réponse, mais de stimuler les enfants à penser, à être créatifs, à librement donner leur idées, et de synchroniser le travail de leur cerveau (la réponse est : la « carapace »). 

 

Les entraineurs

Dr Sonja Graf et Dr Eric Graf sont licenciés par le Programme NTC pour guider l’enseignement. Depuis quatre ans, ils ont incorporé les idées de NTC dans leur école d’aïkido. Avec la demande croissante, ils proposent aujourd’hui des cours spécialisés de NTC pour les enfants dès 3 ans révolus. 

 

Le programme NTC en bref

NTC (Network Teaching Centre) est un programme implanté dans 14 pays. Son but est de stimuler le développement neuronal chez les enfants.

 

Pour en savoir un peu plus

Le système NTC de l’éducation est un programme spécialisé pour l’éducation des parents, des éducateurs et des enseignants. Ils peuvent utiliser ce savoir et les compétences acquises dans des activités quotidiennes et dans leur travail avec les enfants. L’éducation des éducateurs, des enseignants et des parents se fait au travers de séminaires, de conférences et d’ateliers. Certaines institutions possèdent la licence NTC pour leur établissement. La licence confirme que le personnel est formé et met en œuvre le programme NTC dans son travail quotidien avec les enfants.
Le programme NTC est actif dans 15 pays d’Europe, accrédité dans 6 pays (Serbie, Slovénie, Monténégro, République tchèque, la Bosnie-Herzégovine et de la Croatie), et dans 9 pays il est mis en œuvre en coopération avec les établissements d'enseignement (Macédoine, Italie, Slovaquie, Roumanie, Hongrie, Bulgarie, Norvège, Suisse et Grèce). Dans plusieurs autres pays le programme est dans sa phase pilote du projet (Allemagne, Pologne et Autriche).

Le programme couvre les enfants âgés de 3 à 12 ans. Dans les premières étapes de la vie d’un enfant, les parents font des erreurs mineures et involontaires. Un ensemble de ces erreurs peut empêcher le potentiel de développement de l'enfant. En période préscolaire, la vitesse et le nombre de création de connexions (synapses) entre les cellules nerveuses sont beaucoup plus élevés qu’après la septième année. Il a été démontré que les capacités intellectuelles dépendent du nombre de synapses, qui sont fortement formés jusqu’à cinq ans (50%), sept ans (75%) et douze ans (90%). Selon des études récentes, jusqu’à 50% des synapses sont formés jusqu’à la quatrième année. De cela, nous pouvons conclure que la petite enfance est la période la plus importante dans le développement de l'enfant.

Mouvement et développement neuronal

Une lutte se produit dans le cerveau pour la domination entre les neurones ; des nouvelles connexions se créent entre les neurones actifs ainsi que de nouveaux chemins de commandement. Le développement des centres importants dans le cerveau est encouragé et il se forme l'ensemble du réseau de nouvelles routes. Les neurones et les voies inactives se perdent. Dans cette situation de stimulation des neurones se trouve la réponse à la question de savoir si un enfant va atteindre son potentiel biologique ou pas. Nous devons trouver l'interaction des jardins d'enfants, écoles, apprentissage par le jeu, l'apprentissage à l'aide de nouvelles technologies, mais aussi quelque chose que les parents ont complètement oublié : les jeux simples pour les enfants, comme il était d'usage il y a 10-20 ans: courir, sauter, tirer, escalader ... C’est très important car une caractéristique fondamentale de l'être humain est de marcher sur deux pieds, la marche qui été développée par l'évolution. D’une telle manière toutes les parties du cerveau sont coordonnées, connectées et travaillent synchronisées. Si un enfant passe beaucoup de temps dans une position couchée ou assise, il stimule moins certaines régions du cortex cérébral. De cette manière se créent des conditions pour un échec cognitif ultérieur.
Dans notre école – le Dojo de Neuchâtel - notre but est de stimuler les différentes parties du cerveau des enfants en jouant par l’exécution de différents exercices. Les exercices sont adaptés à leur âge, et visent l’implication du regard (les muscles des yeux sont sous-utilisés en jouant aux jeux vidéo ou en regardant la télévision), l’équilibre, des exercices de rotation (pour stimuler l’oreille interne), des jeux avec de petites balles (pour la stimulation des yeux et de l’orientation dans l’espace), la mémorisation des activités proposées, le développement de la précision et la patience. Nous stimulons également la persévérance, la débrouillardise, le désir de répétition et surtout le désir d’apprendre de nouvelles choses.
Le travail est fait en petits groupes, nous mettons l’accent sur le respect des autres, de l’entraide pour se développer, ainsi que sur la compréhension de ses propres émotions et celles des autres. En d’autre terme nous stimulons leur intelligence émotionnelle et sociale.

Voici un texte pour en savoir encore plus

Sauter dans la boue signifie vivre
(par le Dr.R.Rajovic)

Le travail de l’enfant est de jouer et d’explorer.
Avez-vous déjà rencontré un enfant en bonne santé qui ne voulait pas courir vers la « flaque d'eau boueuse » avec le désir d’y sauter et d’éclabousser ? Pourquoi ce besoin? La tâche la plus importante du cerveau est de recueillir, puis de traiter des informations : c’est l'intelligence. Voilà pourquoi un enfant au cours de la période de son développement a un besoin instinctif de rassembler autant d'informations que possible, pour en savoir plus.


Tentons d’éclaircir nos propos en imaginant la situation suivante: nous essayons d’échapper à un groupe de loups qui s’approche de nous. Ils nous rattraperont sans doute dans deux ou trois minutes, et notre abri est à deux minutes de là. A ce moment, notre cerveau prend le contrôle complet et il ne nous demande rien, parce qu'il n'y a pas beaucoup de temps pour réfléchir. Maintenant, chaque mouvement, chaque détail est important. Notre vie dans cette situation dépend de ce que nous avons appris jusqu'à ce point. En courant à toute vitesse, nous voyons en face de nous à 20 mètres une branche qui se trouve au niveau de nos hanches, et qui nous barre le chemin. A droite de de la branche s’ouvre un abîme, et à gauche une forêt épaisse. Il est clair que nous devons continuer sur notre chemin. Comme il s’agit d’une situation de vie ou de mort, notre cerveau allume ses capacités de réserve et fonctionne sept fois plus rapidement. Dans cette situation, il reçoit beaucoup plus d'images que d'habitude. Par conséquent, c’est comme si nous étions dans un film au ralenti, où une seconde ressemble à sept secondes. Réellement, un homme en pleine course parcourt 20 mètres en 3 secondes. Mais il nous semble que nous ne pouvons pas atteindre cette branche, et que la scène dure pour nous environ 20 secondes.


D’où vient cette capacité superbe du cerveau de ralentir le temps? Ceci est une adaptation évolutive développée au cours de millions d'années, car de cette manière le cerveau nous donne plus de temps pour trouver une solution. Et tandis que nous courons vers la branche, le cerveau fait remarquer que sur la branche il n’y a pas de feuilles, alors qu’il y a des feuilles tout autour de nous. Le cerveau nous renvoie une image de notre enfance, quand nous cassions des branches sèches dans la forêt. Nous concluons que la branche est sèche, et nous réalisons que nous ne devons pas ni sauter dessus ni se glisser dessous, car en pleine course nous pouvons la casser avec notre corps. Que faisons-nous si pendant notre enfance nous n’avions pas cassé de branches sèches en marchant dans la forêt ? Peut-être que nous nous arrêtons devant cette branche sèche et perdons 3-4 secondes précieuses, ce qui peut être fatal. Il est clair que le travail le plus important du cerveau est de collecter des informations qu’il va traiter en cas de besoin, et ainsi créer des liens entre certaines parties du cortex cérébral, ce qui affecte positivement le développement des capacités cognitives de l'enfant.

L'essence de l'intelligence est le traitement et la liaison des informations. Il est donc facile de comprendre pourquoi un enfant doit sauter dans la boue, grimper aux arbres, sauter sur le lit, parce que de cette façon il encourage le développement de ses capacités cognitives. La question est ce qui se passera avec un enfant d'aujourd'hui qui est couché 2-3 heures par jour ? Une conséquence de cela est que des milliers de stimulus potentiels disparaissent : les mécanismes physiologiques importants sont ainsi moins stimulés, et tombent lentement hors d'usage (accommodation dynamique de l'œil, fixation d’un objet en mouvement, des mouvements complexes pendant le cours ...). On peut penser que jouer à des jeux vidéo est une bonne façon pour le cerveau de recevoir des milliers d'impulsions, mais ça n’est pas une activité qui est adaptée à l'évolution actuelle.
D’après la pensée de Nikola Tesla, nous sommes le produit d'ajustements continus pendant des siècles, et que des changements importants et soudains peuvent produire des imprévus et sans doute, des conséquences désastreuses. Par conséquent, il est important que l'enfant au cours de son enfance passe beaucoup de temps à courir, sauter, enjamber, rester dans la nature, à grimper aux arbres et similaire. Ainsi il active et soutient le développement des parties importantes du cortex cérébral. Par conséquent, les parents ont l’obligation de lui permettre ces activités. De cette manière ils l’aident à développer ses capacités globales et le préparent pour la vie. Il y a beaucoup de choses que les parents peuvent faire, mais au moins pour commencer, quand les pluies du printemps et de l'été arrivent, il serait bon que l'enfant reçoive des bottes en caoutchouc pour marcher ou même sauter dans les flaques ou dans la boue autant qu'il le veut. Il ne faut pas les entraver, mais leur fournir un environnement sûr pour explorer et s’amuser dans la nature.